Le nouvel album d’ OrelSan Le chant de Sirenes n’est ni un slogan ni une facilité. C’est la promesse tenue d’un roman d’aujourd’hui avec des beats, des pieds qui tapent, des flashs, des questions, des rires en coin ou qui explosent, des larmes, des punchlines à retenir et retenues. Un disque qui avance, qui a beaucoup lutté pour voir le jour, enfant sauvage, difficile à dompter.
Parce qu’il y a eu d’abord le premier album, Perdu d’Avance, à 26 ans. 2009. Le buzz qui gonfle vite. Des tubes. Des portes qui s’entreouvrent. Reconnaissance publique, les nouveaux regards, les nouveaux cercles. Autre rythme, accélération du temps. Une polémique aussi. Et 10 ans de vie racontés en 14 chansons. À l’écoute de ce Chant des Sirènes, on peut penser à Joseph Conrad, Jude Apatow, Blade Runner, Chris Rock, Wu Tang, Prodigy, Necro, Mao Tsé Toung, Carpenter et Kubrick (les synthés sont parfaits!). Une aptitude à se marrer de tout et un art de la chute sans filet.
Orelsan incarne sa génération parce qu’il mélange sans à priori et qu’il hésite entre céder à la tentation, à l’addiction ou fuir loin des choses. Une peur, entre autre, de la mort. Et de la page blanche bien entendu. Sur son premier album, Orelsan n’avait rien caché. Il avait peur d’avoir tout dit. “Peur d’avoir eu de la chance, d’avoir épuisé le filon” avoue-t-il. Et il avance pourtant. Comme renforcé.
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(3e Bureau/ Wagram)
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